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	<title>La Critique Libérale</title>
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	<description>Blog étudiant de réflexion politique</description>
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		<title>La réforme impossible ?</title>
		<link>http://www.lacritiqueliberale.com/2009/09/la-reforme-impossible/</link>
		<comments>http://www.lacritiqueliberale.com/2009/09/la-reforme-impossible/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 15:49:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Quentin Gollier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[enseignants-chercheurs]]></category>
		<category><![CDATA[Pécresse]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
		<category><![CDATA[Université française]]></category>

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		<description><![CDATA[La dernière crise universitaire massive (parfois 15 semaines complètes d’interruptions) a remis sur la table la délicate question de la réforme de l’enseignement supérieur français. Malgré les scléroses apparentes d’un organe de l’Etat en pleine faillite financière et intellectuelle, celui-ci continue de s’opposer violemment à toute velléité réformatrice. Jusqu’au suicide ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong>Les tendances suicidaires de l&#8217;Université.</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>La dernière crise universitaire massive (parfois 15 semaines complètes d’interruptions) a remis sur la table la délicate question de la réforme de l’enseignement supérieur français. Malgré les scléroses apparentes d’un organe de l’Etat en pleine faillite financière et intellectuelle, celui-ci continue de s’opposer violemment à toute velléité réformatrice. Jusqu’au suicide ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span><span id="more-456"></span><br />
</span></p>
<h3 class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Collectiviser la médiocrité</span></h3>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Nul besoin de se référer à un quelconque classement international pour tirer ce constat désolant de la visite d’une faculté française moyenne : le supérieur n’a plus les moyens de ses ambitions. Dépassé par l’augmentation continue de ses effectifs sur les 50 dernières années (due largement à la grande braderie du baccalauréat dont les taux de réussite ont atteint des niveaux proprement irréalistes (<em>c.à.d. </em>sans comparaison avec la capacité <em>réelle </em>des diplômés à entrer à l’université) puis par la bureaucratisation et l’accaparement par une classe autoreproductrice (fondée sur le mandarinat et la cooptation) des enseignants-chercheurs, l’université française semble avoir atteint un tel degré de fossilisation de son fonctionnement qu’elle prétend pouvoir passer outre les injonctions du réformateur. Il s’agit donc dans un premier temps d’examiner comment cette institution, en refusant toute idée de concurrence, sélection voire même de <em>différenciation</em> s’est-elle-même sabordée.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Clairement, l’université a, en harmonisant à l’extrême les conditions salariales et professionnelles des enseignants, provoqué la vérification à une échelle sans précédent du principe de Peter (postulant que dans toute administration ou entreprise, chaque individu tend à s’élever à son niveau d’incompétence). L’absence d’évaluation réelle (comprenez, effectuée par un organe véritablement indépendant et non, comme cela est le cas jusqu’à présent, par un conseil syndical) pour des motifs purement idéologiques ayant mécaniquement entrainé la sous-motivation complète des individus a conduit ceux-ci à mettre en place des administrations opaques aux mécanismes incontrôlables par le régulateur étatique qui leur ont permis de prendre les commandes de la plupart des conseils d’administrations et de verrouiller à leur profit leur statut et leur salaire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Attention, il ne s’agit pas ici de nous lancer dans le trop commun argumentaire sur la fainéantise proverbiale des fonctionnaires (saluons donc le travail formidable des chercheurs français qui malgré un financement plus que médiocre parviennent encore à occuper une place de choix sur la scène internationale) mais de souligner que le financement total par l’Etat d’une institution sans contrôle permanent (et l’évaluation trimestrielle proposée par la réforme parait même bien insuffisante) ne peut mécaniquement entrainer que la déresponsabilisation complète des fonctionnaires. Le cas de l’université a ceci de particulier que ce sont ces mêmes fonctionnaires qui ont fini par noyauter le système pour parvenir à une sorte <em>d’indépendance sans autonomie</em>. Il est intéressant ici de noter que ces individus souffrent de cette même schizophrénie que celle dénoncée dans un précédant article chez les guadeloupéens, notre corps de conservateurs se battant à mort pour chaque centime de subvention étatique mais sans admettre le principe de contrepartie qui implique nécessairement un droit de regard dans l’administration de l’institution.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Cette prise de contrôle « par le haut » des organes de l’université s’est doublée sur la durée de la chute de niveau massive des étudiants à l’entrée du supérieur (provoquée rappelons-le par la démagogie entretenue par les ministères successifs sur le niveau du baccalauréat). Le taux d’échec astronomique de la première année de licence, l’engorgement des filières « chômage» (sociologie, philosophie, psychologie, etc.) due au déficit d’orientation du secondaire et la dévalorisation globale des diplômes ont conduit à la création au sein du corps étudiant d’une population totalement détachée des impératifs de l’éducation et dont le seul but revient peu ou prou à justifier de la manière la plus socialement acceptable son refus de l’effort (ici donc, le refus pèle-mêle du « capitalisme », des « privatisations » et autre « Processus de Boulogne » (sic) dont les bloqueurs n’ont jamais entendu parler autre part que dans les tracts des Jeunesses communistes révolutionnaires..). Le tragique est que cette minorité agissante va provoquer avec le soutien très intéressé de l’intelligentsia universitaire le blocage complet des cours entraînant rapidement le reste des étudiants dans ces « vacances faciles ». Le cas de certaines facs qui, malgré l’annonce officielle de la levée du blocage n’avaient vu aucun élève pointer son nez en cours est de ce point de vue significatif : l’université souffre du désintéressement complet des étudiants pour son contenu. Elle n’attire plus pour son enseignement ou même pour son diplôme mais simplement parce qu’elle est considérée comme une étape essentielle du parcours social des individus. Encore une fois, il est significatif de noter que le baccalauréat tend à prendre une valeur bien plus symbolique que simplement propédeutique, ou que le phénomène des « blocages » tend à s’intégrer de manière consubstantielle au parcours éducatif de l’individu dès le secondaire. Il y a bien une véritable <em>ritualisation</em> de ce parcours au sein de l’institution scolaire puisque celle-ci n’est plus capable de délivrer un enseignement et des diplômes en rapport avec la réalité professionnelle. L’égalité entre diplôme universitaire et emploi propre au <em>Welfare State </em>du siècle dernier tend à disparaitre avec l’affirmation mondiale du libéralisme.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span><span> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Cette alliance de la médiocrité « en haut » et « en bas » de l’université permet au conservatisme d’atteindre une masse critique. Il n’est plus possible pour le législateur de réguler cette « usine à gaz » qu’est devenue la faculté sauf à pouvoir soutenir devant l’opinion le poids médiatique de semaines pleines de blocage soutenues par la plupart des <em>mainstream media</em> français. En réalité, nos bloqueurs vont même atteindre un tel poids politique qu’ils vont s’élever contre tout ce qui produit un enseignement de qualité. Les universités catholiques, plébiscitées depuis le sabordage de l’année dernière, sont ainsi la cible récurrente de ce corps pourri qui y voit un concurrent qui pourrait <em>in fine</em> remettre en cause son existence. Même les Grandes Ecoles (pourtant phares de l’enseignement français à l’étranger, prisées par les étudiants internationaux) deviennent la cible de leur rancœur. Il s’agirait, nous dit-on, d’égaliser les conditions des étudiants du supérieur, de supprimer ce privilège inacceptable que constituerait pour les meilleurs le droit d’avoir un enseignement de meilleur qualité. Non content donc d’avoir sacralisé leur droit à la médiocrité, on voit notre corps de moralisants hypocrites faire la chasse à tout ce qui en France brille trop. « Égalisons les chances ! » aboient-ils, pensant d’abord à collectiviser leur échec.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span> </span></p>
<h3 class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><strong><span>Courage politique</span></strong></h3>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span><span> </span>On le voit donc, le sauvetage de l’Université française parait totalement inopérable du fait même de ceux qui la composent, trop soucieux de sauvegarder l’opacité de leur statut et la non-évaluation de leur travail au nom de la noblesse de leur tâche de recherche. Il s’agit donc, partant de ce diagnostic peu optimiste d’affirmer que la solution ne peut venir que d&#8217;une nouvelle autonomie des universités (et donc la re-responsabilisation de ses acteurs et de leur mise en concurrence) et de la redéfinition complète de ses objectifs.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>D’emblée, il est clair que l’évaluation du corps enseignants par leurs élèves et/ou un corps d’inspecteur est l’étape obligée à la réhabilitation de l’institution universitaire. De même, le renforcement du rôle du président de l’université paraît indispensable à la remise en marche des fonctions essentielles de la faculté. Élu sur une base plus large et par une petite proportion de représentants du monde du travail, il doit disposer d’un droit de regard sur les activités des enseignants-chercheurs et d’un arsenal coercitif allant des mesures salariales à la désormais fameuse « modulation » des charges de cours jusqu’au renvoi simple du chercheur. Ce nouveau président aura donc à charge de moderniser son établissement et aura pour objectifs la performance (mesurée annuellement par la publication des résultats de l’insertion professionnelle des anciens élèves) et l’excellence (mesurée elle plusieurs fois par an par la comparaison des publications internationales et nationales des chercheurs et enseignants de l’université).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Il s’agit avec les économies réalisées sur ces coupures salariales d’offrir un revenu décent aux véritables enseignants-chercheurs, motivés plus par leur travail que par la fonction, capables de publier et d’innover.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Cette régulation par le haut doit se doubler par une redéfinition complète du rôle de l’université. Celle-ci devra désormais admettre l’insertion professionnelle comme son objectif principal. Cette décision devra nécessairement entrainer ou bien la fermeture complète des filières « socio-philo-psycho » et autres ou la mise en place d’un système sévère de sélection à la sortie du secondaire voire à la mise en place d’une année-test semblable au système actuel de la filière médecine. On peut aussi envisager pour les filières sociologie ou philosophie d’ouvrir de manière plus large le recrutement des prépas ou des Écoles quitte à baisser le niveau du recrutement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Cette autonomie entrainera nécessairement une hausse des coûts pour les étudiants. Il s’agira donc pour l’État de mettre à profit les économies réalisées sur la fermeture des filières précitées pour élargir le système de bourses de manière à améliorer réellement l’égalité des chances. On peut également envisager un système de frais d’inscriptions à géométrie variable en fonction des revenus du foyer de l’étudiant, l’État résolvant la péréquation. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span>Une telle réforme nécessitera donc un double travail de la part du gouvernement. D’une part la désacralisation des Institutions, au premier rang desquelles le baccalauréat, dont le niveau doit absolument être relevé au prix de réorientations vers le professionnel pour les élèves en difficulté, et d’autre part la fin de la mystification universitaire ou l’explication aux Français que l’université ne peut plus se permettre d’accueillir des étudiants dont l’insertion professionnelle n’est pas le premier souci, et donc qu’elle n’a plus le moyen d’entretenir des filières désespérément peu porteuses. Ce recentrage de l’université doit permettre à court terme à celle-ci de se relancer vers l’excellence mondiale en mettant en valeur à la fois ses chercheurs motivés et compétents et des étudiants formés par un système scolaire secondaire encore mondialement reconnu. </span></p>
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		<title>Quoi encore ?</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 19:47:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaut Sahaghian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[BNP Paribas]]></category>
		<category><![CDATA[bonus]]></category>
		<category><![CDATA[crédit]]></category>

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		<description><![CDATA[Les traders sont les alliés involontaires de la classe politique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les traders sont les alliés involontaires de la classe politique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’aura échappé à personne que le scandale capitaliste de ces derniers jours concerne la provision effectuée par la BNP pour financer les bonus de ses traders. Malheureuse manœuvre qui, en cette période de crise et d’incertitude malgré des signes timides de reprise manifestés par les acteurs boursiers, a vite fait de déchaîner les foudres de la presse conformiste et de la classe politique. D’où un « énième recadrage » (d’après <em>Libération</em>) des banquiers à Bercy et, mardi, au palais de l’Élysée.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-440"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Si elle est sans doute populaire dans l’opinion, cette réaction épidermique qui s’indigne bruyamment dès que l’argent roi remontre son nez est devenue grotesque et témoigne du besoin de bouc émissaire pour cacher un désarroi profond face aux réalités. L’État ne peut pas tout, comme aurait dit un ancien Premier ministre, et surtout pas relancer un pays en claquant des doigts et en dépensant des milliards. La chasse aux riches indécents est donc lancée. L&#8217;optimisme des ménages, des entreprises et des créanciers ne se décrète pas ni ne s&#8217;achète. L’incapacité de la classe politique à  comprendre, à expliquer et à résoudre la crise apparaissait d’ailleurs bien dans <a title="Mots Croisés - La crise" href="http://mots-croises.france2.fr/47131807-fr.php">l’émission <em>Mots Croisés</em> d’Yves Calvi, le 6 octobre 2008</a>, où les représentants du PS et de l’UMP, n’ont pas prononcé une parole sensée sur les origines de la crise si ce n’est pour scander frénétiquement le mot « spéculation » dans le cas d’Élisabeth Guigou ou encore pontifier sur la moralité des rémunérations comme le fit le secrétaire d’État Laurent Wauquiez. Les professionnels de la banque et un Alain Madelin enjoué dominaient au contraire le débat…</p>
<p style="text-align: justify;">La BNP a annoncé un résultat net supérieur à 1,5 milliards d’euros pour chacun des deux premiers trimestres de l’année 2009 ce qui justifie un mode de rémunération lié aux performances. Le code de bonne conduite est en outre appliqué puisque le versement de ces bonus sera étalé dans le temps et pourra faire l’objet de compensations en cas de retournement de la conjoncture. Les règles éthiques sur la rémunération des hauts salariés voulues par le gouvernement (et qui sont aussi dans l’intérêt des actionnaires eux-mêmes) ont été respectées.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais l’activité profitable de la BNP serait déplacée selon les socialistes au motif que les aides faramineuses de l’État en direction du secteur financier n’auraient eu que peu d’effet sur le crédit aux entreprises. Il est vrai que les mois d’avril, mai et juin ont connu une contraction du crédit au secteur privé. Cela dit, à la fin juin 2009, l’évolution du volume de crédit était positive sur les douze mois précédents (c’est-à-dire depuis le 1er juillet 2008) à 1,2% contre 2,6% en avril.<sup>1</sup></p>
<p style="text-align: justify;">Cette manifeste retenue des banques a plusieurs types de causes. D&#8217;abord, le brouillard complet dans lequel sont plongées les entreprises, notamment les plus petites qui disposent de moins d’instruments de prévision, fait qu&#8217;elles investissent moins qu’en temps normal par peur de ne pouvoir atteindre un niveau d&#8217;activité suffisant pour rembourser l&#8217;emprunt. Et celles qui se lancent néanmoins dans un projet d&#8217;investissement, se heurtent à la méfiance des prêteurs qui, à leur tour, ne savent pas ce qu’il adviendra de l’argent qu’ils prêtent. <em>The Economist </em>montre dans son podcast <a title="Videographics - Explaining the Money Markets" href="http://audiovideo.economist.com/?fr_story=854917802bfdf2de95666f909cf474bfa00d4b92&amp;rf=bm"><em>Explaining the Money Markets</em></a> comment la perte de visibilité des acteurs financiers juste après la faillite de Lehman Brothers a fait bondir les prêts à très court terme (entre 1 et 4 jours) et a presque réduit à néant les prêts de plus long terme, y compris pour les emprunteurs affichant les meilleures garanties.  La situation aujourd’hui est un peu plus stable mais similaire : si l&#8217;on a quitté le choc psychologique de l&#8217;effondrement d&#8217;une grande banque, les perspectives économiques sont très floues et même avec les moyens de la période qui a précédé la crise, une banque réduirait significativement ses crédits. En outre, les transactions LBO (<em>leveraged buyout</em>), c&#8217;est-à-dire des rachats d&#8217;entreprises financés presque exclusivement par de la dette, sont devenues très rares. La contraction du crédit vient aussi d&#8217;une modification de la demande de capital, et pas uniquement d&#8217;une offre frileuse : les difficultés économiques ont forcé les entreprises à se réorganiser pour réduire leurs coûts et rester profitables, ou au moins viables, malgré une baisse générale de la consommation et donc de leurs débouchés. Elles ont notamment réduit leur besoin de fond de roulement (BFR, la trésorerie nécessaire pour couvrir dans le temps les écarts entre les dépenses et les recettes). Généralement financé par de la dette à court terme, un BFR réduit implique une demande moindre de crédit.</p>
<p style="text-align: justify;">La rémunération des traders qui a été, à juste titre, mise en cause dans le comportement irrationnel des banques, n&#8217;a rien à voir avec la situation actuelle. Cette polémique, au lieu d&#8217;élever le débat, entretient une hostilité excessive à l&#8217;égard des acteurs financiers et témoigne en réalité de l&#8217;incapacité des faiseurs d&#8217;opinions à traiter de cette crise autrement qu&#8217;en désignant des coupables et en annonçant la décadence du monde capitaliste.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_440" class="footnote">Voir à ce sujet les données fournies par le <a title="Banque de France - Crédits" href="http://www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/stat_mone/page3c.htm">site de la banque de France</a>.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Prix Wikibéral 2009</title>
		<link>http://www.lacritiqueliberale.com/2009/07/prix-wikiberal-2009/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Jul 2009 13:59:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaut Sahaghian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Penseurs]]></category>
		<category><![CDATA[1789]]></category>
		<category><![CDATA[1793]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie libérale]]></category>
		<category><![CDATA[Les deux Républiques françaises]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Nemo]]></category>

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		<description><![CDATA[Les deux Républiques françaises, de Philippe Nemo.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Les deux Républiques françaises</em>, de Philippe Nemo</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/07/deuxrepubliques1.png"><img class="size-full wp-image-422 aligncenter" title="deuxrepubliques1" src="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/07/deuxrepubliques1.png" alt="" width="527" height="124" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Professeur à l&#8217;ESCP-EAP, Philippe Nemo a reçu le prix Wikibéral 2009, décerné par l&#8217;encyclopédie gratuite en ligne du libéralisme pour son essai d’histoire politique : <em>Les deux Républiques françaises</em>. L’auteur a un objectif clair : repeindre l’histoire de la France contemporaine (depuis 1789) en gris et démonter un à un les mythes manichéens qui ponctuent l’histoire « officielle » qui tient lieu de référence dans l’enseignement scolaire et dans le débat public français.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-419"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le fil directeur de cette analyse est l’affrontement depuis la Révolution de deux tendances révolutionnaires : celle incarnée par les idéaux libéraux de 1789 (droits de l’Homme, propriété privée, démocratie parlementaire) que Nemo désigne sous le terme générique <em>« 1789 »</em> et son opposé, issu de l’année 1793, contestant souvent le vote populaire et considérant que l’on ne saurait être républicain sans être jacobin, étatiste ou que sais-je encore (<em>« 1793 »</em>)… Deux idéaux-types qui promeuvent une vision différente des objectifs de la Révolution et, plus tard, de la République.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ouvrage est construit autour de six mythes que Philippe Nemo présente d’emblée au conditionnel, un par chapitre : « 1793 aurait été démocrate », « 1793 aurait fondé la République », « 1793 aurait été laïc », « 1793 aurait été dreyfusard », Les ennemis de « 1793 seraient des nazis », « Il n’y aurait pas de républicains à droite ». En revisitant les épisodes clés de l’histoire contemporaine, de la Révolution à la Résistance en passant par l’Affaire Dreyfus et le régime de Vichy, l’analyse de Nemo offre une lecture équilibrée des rôles respectifs de la droite et de la gauche, sans tomber néanmoins dans l’excès inverse à celui de l’histoire officielle qui consisterait à amnistier la droite de toutes ses erreurs ou à contester en bloc la sincérité et l’honnêteté d’un grand nombre d’hommes de gauche.</p>
<p style="text-align: justify;">En adoptant cette grille d&#8217;analyse, l&#8217;auteur rompt avec la dialectique droite/gauche qui réduit les affrontements idéologiques à un conflit entre des conservateurs et des progressistes pour diviser la pensée politique française entre la démocratie libérale et ses ennemis. Nemo avait déjà exploité cette nouvelle ligne de division, qui fait penser à un livre de Karl Popper, dans son <em>Histoire des idées politiques aux temps modernes et contemporains</em>, où la démocratie libérale est à la fois opposée à la Gauche et à la Droite. Ainsi, c’est la tradition libérale française que Philippe Nemo veut mettre en valeur. Si elle comporte plusieurs tendances (conservatrice, chrétienne, sociale etc.),  cette analyse montre qu&#8217;elle reste unifiée par son respect des fondamentaux de « 1789 ».</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;essai ne se contente pas de revisiter l&#8217;histoire contemporaine. Vers la fin de l’ouvrage, l’auteur répond à une question qui taraude le lecteur dès que les plus grosses arnaques historiques ont été révélées : pourquoi, si ces mythes sont aussi grossiers, perdurent-ils et servent-ils de base à la réflexion politique contemporaine ? La réponse se situe pour Nemo au sein de l’école publique. Le projet de « 1793 » visant à créer une société socialiste ayant échoué, ses tenants se sont alors attaqués au centre névralgique de la formation du citoyen : son éducation. L’instruction publique mise en place par Jules Ferry dans les année 1880 a été dévoyée et ses concurrents, nommément l’enseignement catholique, presque réduits à néant par diverses réglementations et spoliations : école unique, monopole des programmes, fiscalité croissante soumettant la survie financière de telles institutions au bon vouloir de l’État, récente tentative de nationalisation de l’enseignement privé… C&#8217;est pas des moyens non démocratiques que « 1793 » garde une influence stratégique dans le pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Philippe Nemo, le retour à une culture politique viable et aux libertés fondamentales attrayant à l’instruction des enfants et à l’enseignement passe par une séparation surprenante : celle de l’Église de la gauche et de l’État. Autrement dit, pour libérer l’éducation, il faut mettre un terme au pouvoir des syndicats de gauche et d’autres réseaux comme la franc-maçonnerie dans la gestion des écoles publiques. C’est un vœu pieux dont la réalisation s’éloigne alors que le gouvernement considéré comme le plus volontariste et iconoclaste depuis fort longtemps se casse les dents pour réformer un pan seulement du système éducatif…</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.wikiberal.org/wiki/Prix_Wikib%C3%A9ral">Le prix Wikibéral</a><br />
<a href="http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article54">Critique sur <em>Actu Philosophia</em></a><br />
<a href="http://stalker.hautetfort.com/archive/2009/01/31/les-deux-republiques-francaises-de-philippe-nemo-par-roman-b.html">Critique par <em>Criticus, membre du réseau LHC</em></a><br />
<a href="http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/18811">Critique sur <em>Critiques Libres</em></a><br />
<a href="http://blog.laissez-faire.eu/index.php?post/2008/12/28/Les-deux-republiques-francaises">Interview de Philippe Nemo par Claude Reichman sur <em>Laissez-faire</em></a></p>
<p>Philippe NEMO, <em>Les deux Républiques françaises</em>, PUF, 2008.</p>
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		<title>Relance durable</title>
		<link>http://www.lacritiqueliberale.com/2009/06/relance-durable/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2009 22:42:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Pothier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>
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		<category><![CDATA[dépense publique]]></category>
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		<category><![CDATA[relance]]></category>

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		<description><![CDATA[Signez la pétition !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;">Signez la pétition pour une</p>
<p style="text-align: center;"><strong><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://www.relancedurable.fr">Relance durable</a></span></strong></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><strong><span style="color: #ff0000;"><a href="http://www.relancedurable.fr"></a><span style="color: #000000; font-weight: normal; font-size: 13px;">qui refuse l&#8217;accroissement indéfini de la dépense publique.</span></span></strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La Critique Libérale a signé cette pétition qui met en question le réflexe d&#8217;une nouvelle dépense (et, souvent, d&#8217;un nouvel impôt). L&#8217;accroissement du fardeau de la dette est à la fois un poids pour les générations futures et une mauvaise nouvelle pour l&#8217;investissement des entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous publierons bientôt un article sur les propositions économiques du Président de la République lors de son discours du 22 juin dernier devant le Congrès du Parlement.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Nouveauté</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Jun 2009 17:07:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Pothier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Suivez la Critique Libérale sur...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://twitter.com/CritLib"><img class="aligncenter size-full wp-image-383" title="twittercl" src="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/twittercl.png" alt="" width="500" height="309" /></a></p>
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		<title>Hadopi : bonne nouvelle</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 08:12:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaut Sahaghian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Christine Albanel]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Hadopi]]></category>
		<category><![CDATA[piratage]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Conseil constitutionnel a invalidé la riposte graduée voulue par Christine Albanel.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/albanel12.jpg"><img class="size-full wp-image-372 alignnone" title="albanel12" src="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/albanel12.jpg" alt="" width="503" height="191" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La censure effectuée par le Conseil constitutionnel sur une partie de la loi Hadopi visant à réprimer le téléchargement illégal est une bonne chose. Si les intentions du gouvernement pour lutter contre le piratage, et donc le vol de la propriété intellectuelle, étaient bonnes, la réponse était apparemment inconstitutionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-369"></span></p>
<p style="text-align: justify;">La réponse des Sages est proche des réserves exprimées par les députés européens : l’accès à Internet fait partie de la liberté d’expression et de communication garantie par l’article 11 de la Déclaration de Droits de l’Homme et du Citoyen. Elle ne saurait donc être interdite par simple voie administrative (c’est-à-dire par décision de la Haute autorité créée à cet effet).</p>
<p style="text-align: justify;">Ajoutons au passage qu&#8217;une telle peine peut être fortement disproportionnée. Dans le cas d’une famille utilisant un seul ordinateur (le père pour son travail et l’ado pour sa musique par exemple), une coupure de l’abonnement Internet pourrait vite être très lourd de conséquences pour des personnes n’ayant rien à se reprocher. Le gouvernement ne reviendra néanmoins pas sur cette méthode de répression.</p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième volet, moins connu, de cette censure concerne la façon dont la preuve d’un piratage est apportée. Selon la loi, si un auteur repère une adresse IP impliquée dans un téléchargement illégal il peut attaquer son propriétaire et c’est à ce dernier de prouver son innocence. Le Conseil constitutionnel a refusé cette présomption de culpabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela ne règle pas, cependant, la question des téléchargements illégaux. Le ministre de la Culture, Christine Albanel, a indiqué qu’elle comblerait le pan répressif de la loi en faisant intervenir une décision de justice prononcée par un magistrat. Elle va devoir régler un certain nombre de problèmes tels que la constitution d’une preuve de piratage et trouver les juges disponibles pour traiter de telles affaires.</p>
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		<title>Marée verdâtre</title>
		<link>http://www.lacritiqueliberale.com/2009/06/maree-verdatre/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2009 21:25:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Pothier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Cohn-Bendit]]></category>
		<category><![CDATA[décroissance]]></category>
		<category><![CDATA[écologisme]]></category>
		<category><![CDATA[élections européennes]]></category>
		<category><![CDATA[Europe Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Eva Joly]]></category>
		<category><![CDATA[OGM]]></category>

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		<description><![CDATA[On aurait tort de trop se réjouir du résultat des européennes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_354" class="wp-caption alignright" style="width: 201px"><a href="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/cohn-bendit.jpg"><img class="size-medium wp-image-354" title="cohn-bendit" src="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/cohn-bendit-191x300.jpg" alt="" width="191" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Nous déciderons.</p></div>
<p style="text-align: justify;"><strong>On aurait tort de trop se réjouir du résultat des européennes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les partis de centre-droit l’ont emporté dans l’ensemble de l’Europe à l’exception de quelques pays et le Parlement européen reste donc dominé par les conservateurs. Le résultat en France est à peu près similaire avec la défaite cuisante du Parti socialiste et la poussée inattendue de la liste Europe Écologie.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-351"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le succès des listes emmenées par Daniel Cohn-Bendit a été largement salué : à droite parce qu&#8217;il contribue à maintenir le PS dans un état de désorientation générale et, à gauche, comme une prise de conscience écologique salutaire. En tout état de cause, Cohn-Bendit, décrit comme un grand homme politique responsable depuis sa prise de bec avec François Bayrou est aujourd’hui devenu un homme providentiel, accompagné de la blonde « débutante » Eva Joly.<sup>1</sup></p>
<p style="text-align: justify;">Loin de réjouir, cette poussée des écologistes devrait inquiéter car l’idéologie portée par ces sauveurs du monde est frappante. Il faut, selon le programme d’Europe Écologie, changer d’ère et de civilisation, rien de moins. Et les Verts de proposer, ni plus ni moins, une réduction de 90% des émissions de gaz à effet de serre, la fin du nucléaire, une agriculture davantage bio et contenant zéro OGM.</p>
<div id="attachment_355" class="wp-caption alignleft" style="width: 245px"><a href="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/evajoly.jpg"><img class="size-medium wp-image-355" title="evajoly" src="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/evajoly-300x199.jpg" alt="Nous vous éclairerons." width="235" height="155" /></a><p class="wp-caption-text">Nous vous éclairerons.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Le volet financier et social de ce programme<sup>2</sup> est encore plus étonnant : en s’appuyant sur une analyse économique de cuisine, les Verts veulent pêle-mêle réduire (encore !) le temps de travail, « permettre à la collectivité d&#8217;influencer les choix faits par les entreprises », l’extension des services publics, la convergence (vers le haut) des systèmes sociaux européens et la taxation à 80% des revenus supérieurs à 44 000 € par mois.<sup>3</sup></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le mouvement citoyen célébré par Dany n&#8217;est pas aussi neutre, politiquement, qu&#8217;il a bien voulu le faire croire : c&#8217;est surtout un mouvement de gauche qui ne souhaite pas seulement le règlement des problèmes environnementaux qui se posent aux sociétés contemporaines, mais, au contraire, les faire disparaître et créer un ordre nouveau où la liberté individuelle et le progrès technologique et économique seraient relégués au rang d&#8217;idées égoïstes et dominatrices.</p>
<div id="attachment_360" class="wp-caption alignright" style="width: 250px"><a href="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/josebove.jpg"><img class="size-medium wp-image-360" title="josebove" src="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/josebove-300x218.jpg" alt="Nous faucherons." width="240" height="174" /></a><p class="wp-caption-text">Nous faucherons.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Cet engouement pour un nouveau monde écologiste n&#8217;a rien de rassurant. Comme le note le conservateur Ivan Rioufol sur son <a title="Ivan Rioufol - Le vrai visage d'Europe Écologie" href="http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/06/le-vote-surprise-lors-des.html">blog</a>, le projet des écologiste est le fruit d&#8217;une idéologie, au sens propre, qui ne laisse pas de place aux choix individuels car tout doit être réglé selon une organisation bien précise et décidée par le pouvoir politique. Un tel succès n&#8217;aura pour effet que d&#8217;encourager les inquisiteurs de la pensée écologiquement correcte, qui a déjà valu un certain nombre d&#8217;ennuis à Claude Allègre par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">Fort heureusement, il semble que ce vote massif envers Europe Écologie n’est que le fruit d’un enchaînement salutaire d’événements marquants : l’algarade entre le président du Modem et Dany le Rouge a été suivie par la diffusion – quelle coïncidence – du film Home de Yann Arthus-Bertrand qui décrit de façon apocalyptique la situation de notre planète.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_351" class="footnote">Pour ceux qui, comme moi, ont des doutes sur l’innocence et le désintéressement de l’héroïne anti-corruption, je les invite à lire le <a title="Luc Rosenzweig - Eva pas joli, joli..." href="http://www.causeur.fr/eva-pas-joli-joli,2538">pamphlet</a> publié par Luc Rosenzweig sur Causeur.fr. Il ne l’aime visiblement pas et la taxe ni plus ni moins de « populisme soft »…</li><li id="footnote_1_351" class="footnote">Le détail est <a title="Programme d'Europe Écologie" href="http://www.europeecologie.fr/programme">ici</a> et il vaut le détour. Pour avoir parlé d&#8217;Europe, les Verts n&#8217;ont pas manqué d&#8217;adopter un point de vue bien français, sans se demander un instant si tout ce qu&#8217;ils proposent serait acceptable par d&#8217;autres pays&#8230;</li><li id="footnote_2_351" class="footnote">« À partir de 44 000 euros, je prends <em>presque</em> tout. » aurait pu dire un ancien secrétaire général du PC&#8230;</li></ol>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Laissez-les s&#8217;autodétruire</title>
		<link>http://www.lacritiqueliberale.com/2009/05/laissez-les-sautodetruire/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2009 17:44:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaut Sahaghian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[Politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Soral]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Guéant]]></category>
		<category><![CDATA[Dieudonné]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Anti Sioniste]]></category>

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		<description><![CDATA[Même Dieudonné... c'est comme ça.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Même Dieudonné&#8230; c&#8217;est comme ça.</strong></p>
<div class="mceTemp" style="text-align: justify;">
<dl class="wp-caption alignright" style="width: 219px;">
<dt class="wp-caption-dt"><img title="Je vous ai bien eus." src="http://top-news.fr/wp-content/uploads/dieudonne.jpg" alt="Je vous ai bien eus." width="209" height="209" /></dt>
<dd class="wp-caption-dd">&#8220;Je vous ai bien eus.&#8221;</dd>
</dl>
</div>
<p style="text-align: justify;">Je comptais faire un topo sur l’histoire des listes Dieudonné-Soral et la « sage » intention de Claude Guéant de les interdire au plus vite. Mais il se trouve que je suis tombé sur un article (encore une fois sur Causeur.fr), par Élisabeth Lévy, qui prend intelligemment le contrepied de Saint-Just en intitulant son « papier » : <a href="http://www.causeur.fr/liberte-pour-les-ennemis-de-la-liberte,2351">Liberté pour les ennemis de la Liberté</a>. Allez vite le lire.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-343"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Il est difficile, comme le montre la patronne de Causeur.fr, d’avoir une position arrêtée sur le sujet, au vu du discours antisém… antisioniste, pardon, des listes incriminées. Mais, en fin de compte, et en citant un orateur qu’elle n’a sans doute pas l’habitude d’appeler à la rescousse – j’ai nommé Jean-Marie Le Pen, vous verrez –, elle défend la ligne stoïque de la liberté d’expression pour ces listes, tout en rappelant la série des inconvénients qui en découlent.</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté d’expression, outre le fait qu’elle soit un principe sain et nécessaire du débat public, apparaît aussi comme une arme stratégique contre ceux qui ont pris l’habitude – à tort ou à raison – de se présenter en victimes d’un ostracisme général, attirant ainsi à eux le vote contestataire par exemple (ce même Jean-Marie Le Pen a même été un expert en la matière).</p>
<p style="text-align: justify;">En plus de cela, un débat public avec Dieudonné et ses comparses aura vite fait de montrer l’ineptie du discours antisioniste et, pour ceux qui en douteraient, de son lien étroit avec un antisémitisme avoué ou non. Pas de raison, donc, d’avoir peur d’expliquer à Alain Soral que le sionisme n’est pas responsable de tous les maux de notre pauvre planète.<sup>1</sup></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a eu, de fait, une erreur de communication de la part du Château car la pub en faveur de Dieudo-la-victime a déjà commencé grâce au relais inconscient des journaux et de la télévision. Et je ne parle pas de ceux qui seront tentés de dire, prochainement, que les Juifs sont quand-même très puissants et qu’ils peuvent avoir une influence directe sur une élection libre… On connaît la chanson, ce n’est pas la peine d’en rajouter.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_343" class="footnote"><a href="http://www.causeur.fr/liberte-pour-les-ennemis-de-la-liberte,2351">Élisabeth Lévy s&#8217;y est d&#8217;ailleurs collée</a> sur Radio France International le mardi 5 mai dernier. Ca chauffe&#8230;</li></ol>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Conférence internationale des clowns</title>
		<link>http://www.lacritiqueliberale.com/2009/04/conference-internationale-des-clowns/</link>
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		<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 17:05:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaut Sahaghian</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmadinejad]]></category>
		<category><![CDATA[anti-racisme]]></category>
		<category><![CDATA[boycott]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l'Homme]]></category>
		<category><![CDATA[Durban]]></category>
		<category><![CDATA[Genève]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Il ne fallait pas aller à Durban II.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Il ne fallait pas aller à Durban II.</strong></p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 249px"><img title="Clowns by Steven Mulak" src="http://stevenmulak.chicopee.com/images/Jennifers%20Clowns.JPG" alt="Les délégations à Durban II." width="239" height="299" /><p class="wp-caption-text">Cinq délégations à Durban II en habit d&#39;apparat.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Sans surprise, la conférence de Genève qui succède à la conférence de 2001 à Durban, Afrique du Sud, n’aura servi à rien. Rien, si ce n’est à montrer une fois de plus à quel point l’idée de mettre les États sur pied d’égalité pour les questions de morale politique est un vœu pieux… ou une sottise.</p>
<p style="text-align: justify;">À Durban I certains États avaient saisi l’occasion pour transformer la conférence en véritable tribune contre l’Israël et l’Occident. Ils visaient, en termes techniques, à rétablir une ancienne résolution de l’ONU de 1975 qui assimilait le sionisme au racisme. Cette résolution avait été abrogée en 1991 lors de la conférence de Madrid. En 2001, certains pays africains s’étaient aussi mis en tête de réclamer des excuses individuelles aux pays européens pour leur passé esclavagiste, revendication contestable sur le fond et sans grand rapport avec le sujet de la conférence.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette semaine, la conférence s’est tenue en l’absence de grands pays tels que les Etats-Unis et l’Allemagne<sup>1</sup> Comme prévu, le discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a décrit Israël comme le « régime le plus raciste » a provoqué le départ des vingt-trois délégations européennes présentes, dont la France, sous les huées ou les applaudissements du public. Les réactions occidentales ont été fermes même si le gouvernement français a annoncé, de façon surprenante, son intention de rester dans la conférence.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="285" height="173" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/kRzd9obLjfQ&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="285" height="173" src="http://www.youtube.com/v/kRzd9obLjfQ&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;"><em>Extrait du discours de M. Ahmadinejad et sortie des délégations européennes.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette bienveillance française est surprenante dans le sens où elle s&#8217;oppose à un sentiment général de l&#8217;opinion, de droite comme de gauche, qui n&#8217;a pas caché son scepticisme à l&#8217;égard de cette conférence. Elle est pourtant classique. L&#8217;éditorialiste du <em>Figaro</em>, Ivan Rioufol, appelle cela le &#8220;<a href="http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/04/durban-ii-ou-le-syndrome.html">syndrome du Noctilien</a>&#8220;, en référence à la vidéo de l&#8217;agression d&#8217;un étudiant<sup>2</sup> dans un bus de la RATP : ce refus de voir un choc, une opposition frontale, en l&#8217;occurrence culturel entre l&#8217;Occident et le gouvernement iranien, au risque de transformer une réunion de bonnes volontés en parade d&#8217;hypocrites. Le document final adopté mardi ne contient plus les références hostiles à Israël ou sur la diffamation des religions. Mais le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, admet que &#8220;<a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iwYJNyzzuBGxxbDCiUoSe7S0pDOg">ce n&#8217;est pas parfait</a>&#8220;.</p>
<p style="text-align: justify;">La question fondamentale posée par les frictions entre les pays arabo-musulmans et les pays occidentaux est celle de la viabilité d&#8217;une conférence internationale sur le racisme. Ce pour deux raisons. Le sens du mot &#8220;racisme&#8221; peut être largement galvaudé et justifier des atteintes claires à la libertés (d&#8217;expression notamment) comme avec le projet de condamner la diffamation des religions. Ainsi, plus de caricatures du prophète Mahomet et, accessoirement, plus de caricatures de l&#8217;Église catholique, sport national français. En outre, le thème de cette conférence est la porte ouverte à toutes les revendications victimaires, vraies ou supposées, des peuples dont les gouvernements considèrent qu&#8217;ils ont été opprimés. En clair, le racisme passé risque d&#8217;entrer à l&#8217;ordre du jour présent. Mais cette conférence est critiquable parce qu&#8217;elle réunit des gouvernement dont la tolérance est clairement variable. Réunir la France, l&#8217;Iran et l&#8217;Arabie Saoudite sur le thème de la tolérance tient de la mauvaise plaisanterie.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la philosophie de l&#8217;ONU, qui consiste en l&#8217;égalité des États, lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de faire de la  pure politique, cynique, froide, raisonnée et guidée par les intérêts nationaux, est pertinente et justifiée. En revanche, elle est complètement inadaptée en matière de morale politique, à moins d&#8217;admettre qu&#8217;il y a <em>plusieurs types de droits de l&#8217;Homme</em> et de sombrer ainsi dans un relativisme qui pourrait tout justifier&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_318" class="footnote">Ainsi que l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Italie, l’Allemagne, la Pologne et les Pays-Bas.</li><li id="footnote_1_318" class="footnote">L&#8217;agression de cet étudiant de Sciences Po a donné lieu à plus de débat sur la question &#8220;Fallait-il diffuser la vidéo ?&#8221; que sur la question de la sécurité et, accessoirement, de l&#8217;efficacité de l&#8217;action de l&#8217;État dans ce domaine.</li></ol>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Quel retour dans l&#8217;OTAN ?</title>
		<link>http://www.lacritiqueliberale.com/2009/04/quel-retour-dans-lotan/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 16:13:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Pothier</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[atlantisme]]></category>
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		<category><![CDATA[gaullisme]]></category>
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		<category><![CDATA[UE]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez vu un retour, vous ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Vous avez vu un <em>retour</em>, vous ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/avionschasse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-387" title="avionschasse" src="http://www.lacritiqueliberale.com/wp-content/uploads/2009/06/avionschasse.jpg" alt="" width="511" height="233" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il est nécessaire de noter, pour commencer, que la France n&#8217;est pas de retour dans l&#8217;Otan dans la mesure où elle ne l&#8217;a jamais quittée. Tout au plus avait-elle désertée son commandement militaire intégré, après les caprices du général de Gaulle. Mais elle restait un membre actif de son conseil politique, c&#8217;est à dire un des organes décisionnels majeurs de l&#8217;organisation du traité de l&#8217;Atlantique nord. En effet, la France a participé à nombre d&#8217;opérations militaires aux quatre coins du monde sous les couleurs de l&#8217;Otan, tant au Kosovo qu&#8217;en Afghanistan. Si la France a brillé, ce n&#8217;est pas par son absence.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autre part, les critiques hypocrites d&#8217;un jour se font soudainement gaullistes. La France sera désormais inféodée au joug de l&#8217;oncle Sam, peut-on entendre à droite ou à gauche. Première chose: l&#8217;Otan n&#8217;est plus l&#8217;arme des Etats-Unis contre la guerre froide, mais un instrument de régulation internationale, légitime ou non, qui est intervenu à maintes reprises en Europe, en Bosnie par exemple. En termes d&#8217;asservissement, on a vu pire ! La France a par ailleurs récupéré en échange la tête de deux centres de commandement stratégiques à Norfolk et d&#8217;un centre de commandement régional à Lisbonne. La France est donc largement gagnante au change, d&#8217;autant plus qu&#8217;elle ne pourra plus se voir forcée de prendre part à des opérations militaires dont elle critique l’utilité stratégique puisque le commandement militaire intégré de l&#8217;Otan fonctionne avec le vote à l&#8217;unanimité ! Perte d&#8217;influence? Inféodation ? Entraînement de force dans des conflits non voulus ? Pas vraiment !</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, la France est en quelque sorte maîtresse de sa destinée alors qu&#8217;elle n&#8217;étais que soumise aux décisions des autres membres et n’avait pas de prises sur la prise de décision concertée en matière militaire.</p>
<p style="text-align: justify;">En cette période de crise où les français ont déjà bien suffisamment de soucis, agiter le spectre de la perte d&#8217;influence, de la guerre subie et des dépenses inutiles est vraiment superflu, et profondément démagogique. Les opposants au gouvernement feraient mieux d&#8217;utiliser leurs forces pour présenter des propositions cohérentes dans les domaines qui nécessitent une autre voix que celle du gouvernement : économie, éducation&#8230; Plutôt que de s&#8217;agiter en vain.</p>
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