Libération nous offre un bel exemple de détournement journalistique.

Ce journal atteint décidément des sommets en matière de mauvaise foi. On avait déjà fait remarquer ici les extrapolations abusives et les interprétations fallacieuses qui servent à remplir les colonnes de ce quotidien de gauche. Rebelote ce week-end avec les propos négatifs attribués à Nicolas Sarkozy sur le président Zapatero et d’autres grands de ce monde.
La « révélation » de propos de nature à discréditer le chef de l’État fait partie de la panoplie des armes utilisées par les antisarkozystes et il est d’autant plus facile d’en faire usage que les paroles « off » sont invérifiables et le président est adepte d’un franc-parler qui en déconcerte plus d’un. Souvenez-vous des affaires du texto et des « connards », annoncées triomphalement par le Nouvel Observateur.
Si la rédaction du Nouvel Obs s’est excusée du bout des lèvres, Libé a de son côté fait le choix de persister et signer, contre les démentis publics effectués par plusieurs convives dont certains sont peu suspects d’allégeance sarkozyste (Henri Emmanuelli et Didier Migaud notamment). Le vert François de Rugy, présent lui aussi, a voulu soutenir Libé mais a fait tomber les doutes puisque Nicolas Sarkozy n’a pas, selon lui, critiqué Zapatero. Position similaire à celle de Bernard Kouchner.
Mais le quotidien invoque la peur (des politiques présents et des journaux) qui couvrent le Président par peur de représailles. L’option selon laquelle certains journaux n’ont pas voulu tirer des conclusions politiques lourdes d’une information invérifiable et, qui plus est, « sortie » par une rédaction connue pour son biais politique, n’a pas été retenue par les journalistes de Libération. Ajoutons enfin qu’il est assez inélégant de s’offusquer des méthodes peu diplomatiques tout en révélant des propos qui, s’ils ont été tenus, ne devaient pas être rendus publics. À moins de n’être qu’un « tract »…
Heureusement, l’ambiance s’est détendue : Ségolène Royal s’est chargée de présenter les excuses des Français au gouvernement espagnol. On a eu chaud !
Marée verdâtre
Nous déciderons.
On aurait tort de trop se réjouir du résultat des européennes
Les partis de centre-droit l’ont emporté dans l’ensemble de l’Europe à l’exception de quelques pays et le Parlement européen reste donc dominé par les conservateurs. Le résultat en France est à peu près similaire avec la défaite cuisante du Parti socialiste et la poussée inattendue de la liste Europe Écologie.
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